Accélérateur de projet "Cluster 05 : comment mieux communiquer entre et dans les structures de l'ESS ?"

Format d'animation : Accéérateur de projet
Animé par... : Stéphanie Lucien-Brun
Auteur·e de la présente restitution : Nicolas Geiger
Compte-rendus ou éléments saillants de l'atelier :

Etape 1 – présentation du projet / de la problématique

Toutes les structures de l’ESS galèrent sur les questions de communication et des questions financières. Plusieurs partenaires des Hautes-Alps réfléchissent à comment stimuler les coopérations inter-structure pour sortir de ces difficultés.
Projet de financement sur 4 Leader, coporté par les 5 structures (ADSB, ADELHA, France Active, MJC Briançon, UDESS 05)

4 axes
- communication
- connaissance des dispositifs publiques d’aide aux associations
- mutualisation de la trésorerie
- organiser les échanges de services entre structures de l’ESS

La problématique porte sur l’axe 1 « communication »

Un diagnostic a été fait
Il y a déjà eu des réunions physiques par le passé pour favoriser l’interconnaissance.
On ne se connaît pas entre nous, on n’arrive pas à se coordonner, on n’est pas connu du public, on n’est pas coordonnés sur nos événements

Ce qui exite déjà
- des calendriers partagés (mais pas par tous)
- des cartographie d’acteurs, mais déjà plusieurs en meme temps
- des newsletters en pagaille, mais pas du tout coordonné

Je souhaite que le groupe m’aide à trouver la méthode pour trouver les outils partagés, mutualisés, efficaces, qui ne soient pas une usine à gaz.

Etape 2 – questions de clarification

Interconnaissance est la clé du problème ? > il existe des outils partiels, mais ils ne sont pas connectés/reliés entre eux.
Le ou les outils cartographiques est-il contributif ? Non, pas partagé.
Quelles infos voulez-vous partager ? > d’abord, qui fait quoi. Ensuite, quand qui fait quoi (coordination des events et actu), partager nos fichiers/listings de com’. Diffuser ds infos-clés qui peuvent intéresser tout le monde
Quels freins à partager ses outils de com’ ? Ce n’est jamais la priorité, donc personne ne le fait.
Les 70 personnes déjà contactés se sont déjà réunis ? Comment fonctionne ce réseau ? Non, pas de réunion globale. Juste des groupes de travail thématiques de 10-15 personnes.
Etape 3 – Formulation de la demande au groupe
Je souhaite que le groupe m’aide à trouver comment et avec quels outils on va mieux communiquer entre nous , vis à vis des pouvoirs publics, vis à vis du grand public

Etape 4 – Échanges

3 chantiers de com ‘, qui mixent les personnes issues de plusieurs structures.

« Faut pas que ça devienne une usine à gaz » > comment partir simple au début, alors que le projet est gros. Bien se reposer la question de l’intéret pour les partenaires d’y participer. Comment etre sur que les partenaires y gagnent plus de temps qu’ils n’en dépensent.

Expérience des Ifman : clarifier sur ce qui relève de chaque échelle. Voir le nombre d’intermédiaire existant lorsqu’une information circule > réduire le nombre de ces intermédiaires facilite la mise en commun / mutualisation.

APIDAE, base d’info touristique : les pro du tourisme remplissent une fiche-événement sur un outil central puis chaque commune / chaque OT vient y piocher et afficher les infos qui la concernent ou qui l’intéresse > pouvoir choisir /personnaliser finement le flux d’info qu’on veut recevoir.
Mais attention sur le coté « usine à gaz » d’APIDAE.

Point de vigilance pour que ce système ne profite qu’aux grosses structures. Qui va contribuer ? Comment se sentir légitime à contribuer, meme si on se considère que comme une petite structure locale.

Exemple d’un outil du genre « planning partagé » mis en place par la FFRP du 38, en lien avec les gardiens de refuge :

Comment ne pas faire Usine à gaz ?
  • • Fonctionner par itération : uniquement pour un type de structure ou pour un type d’activité
  • • fonctionner par méta-info : agréger toutes les sources déjà existantes

Exemple de transiscope, le meta-portail qui agrège les infos des acteurs de la transition.

Dire « on est mauvais » nous envoie dans une logiue de jugement, ce qui freine la coopération. Plutôt chercher les motivations à faire ensemble, à partager , et prendre le temps de réfléchir sur les modes de communication.

Plutôt que de se concentrer sur l’outil informatique idéal, d’abord créer de la confiance et du lien (pour ne pas avoir peur de partager ses idées, de se les faire piquer) : des petits dej (en visio si distance) où les gens partagent les proets / infos de leur structures, avant de passer sur un mode écrit qui peut faire un peu peur.

Pour travailler la confiance, on peut aussi clarifier / recenser les craintes des participants sur ce projet.

Parler des métiers similaires entre les différentes structures , ou des métiers qui portent le même nom mais ne revêtent pas la même réalité > ca peut être un objet à valoriser/communiquer, sous forme de « dénonciation positive » (genre émission Carnet de Campagne)
Ex : pti dej où 1 personne présentent son métier + annonce ses événements dans le mois qui vient.

Quelle évaluation de ce projet ? Prévoir une phase-test, comité d’évaluation en continu.
Voir le livre « La rigueur du qualitatif »

Trouver l’angle d’approche commun entre ces 5 structures.

Clarifier l’intention (cf Claire Rosart)

La com’ interne et la com’ externe s’influencent l’une-l’autre. Plutôt partir de l’interne vers l’externe.

Prendre le temps d’aller interroger les institutions pour sonder leurs besoins et attentes.
A priori, Les collectivités devraient être très intéressées par un tel dispositif.

Etape 5 – synthèse et plan d’action par Jean

Des temps conviviaux de terrain et en visio :
  • • par ex, format court avec chacun·e qui annonce ses événement à venir, ou encore on se présente sur nos métiers
  • • créer la confiance : poser les craintes et difficultés pressentis, définir les besoins
Subsidiarité est essentielle : on doit veiller à ne pas prendre la place des structures locales, mais bien quelle plus-value on peut apporter ? Par territoire, par thématique ? > pas simple à clarifier en 1 seule fois, ça se fera par essai-erreur, notamment avec des outils d’évaluation/des retours immédiats.
S’inspirer des outils existants (FFRP, Apidae….) pour les interroger sur leurs succès et échecs.
L’outil doit être un agrégateur, soit manuel (léger, mais demande de le faire « à la main »), soit techno (automatisé, mais risque d’usine à gaz)
Construire ces outils avec les EPCI : pas seulement communiquer « vers eux » mais communiquer « avec eux ».
Réfléchir à la pertinence de cercles par métiers pour communiquer : pas de com’ de structure à structure, mais plutôt de personne à personne notamment par métier proche.

Etape 6 – tour de clôture

La formule accélérateur permet d’avoir une vision globale, malgré la non-connaissance du territoire, des acteurs ni du projet.
Beaucoup apprécié la créativité collective, le rebond des idées.
Je repars avec une clarification de mes propres idées sur des projets voisins.
Le projet présenté est gros, mais bien apprécié l’IC de notre groupe.